Actuellement, une jeune de 16 ans perçoit 70 % (du revenu minimum mensuel moyen garanti) du salaire d’un étudiant de 21 ans, pour le même boulot ! 

Depuis plusieurs années, la suppression de la dégressivité salariale est donc toujours à l'ordre du jour !

La législation actuelle du travail étudiant - mise en place en 2005 - était censée enrayer le travail au noir… Les Jeunes FGTB ont de sérieux doutes quand on voit la complexité du système du travail étudiant déclaré !

L’avenir des jeunes et de la sécurité sociale prime sur la complexité de cette législation !



ê Suppression de la dégressivité salariale !

   A travail égal, salaire égal !
Lorsqu'un étudiant a atteint au moins six mois ininterrompus de service auprès d'un employeur, l’ancienneté reste acquise pour les années ultérieures et il ne peut plus conclure de contrat de travail étudiant avec cet employeur. 
Encore une fois si quelqu’un a une explication… nous sommes preneurs ! 
Pourquoi un étudiant ne pourrait-il pas travailler plusieurs années consécutives chez un même employeur ? Imaginons qu’un jeune qui se destine à un métier, puisse le pratiquer lors de ses vacances… Cela sera un jeune formé quand il rentrera sur le marché de l’emploi… Les employeurs pleurent pour avoir des jeunes expérimentés !

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Libre choix de son employeur !

   Si tout va bien chez un employeur et que le job plaît aux jeunes, pourquoi changer ?
Lorsque l'employeur peut conclure un « contrat d'étudiant » avec un étudiant, ce type de contrat est obligatoire.  Il est inadmissible que les jeunes n’aient pas le choix quant à leur contrat. 
L’étudiant doit pourvoir travailler avec un contrat employé ou ouvrier qui lui procure plus de droits.

En modifiant la loi en 2005, les responsables politiques de l’époque voulaient sans doute s’assurer du succès de « leur » contrat étudiant nouvelle mouture ;-)

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Libre choix du contrat !

   Les étudiants doivent pouvoir choisir le type de contrat et pas obligatoirement celui qui leur rapporte le moins
   de droits !
En ce qui concerne les allocations familiales, il ne faut pas dépasser 240 heures de travail au 1e, 2e et 4e trimestre pour continuer à en bénéficier. Mesure raisonnable car cela ne remet pas en question le temps disponible et nécessaire pour les études. Mais que l’on supprime les allocations du 3e trimestre si elles l’ont été au 2e n’a pas de sens, sauf celui de mettre des familles en difficulté ! De plus, trois mois (voire 6 mois) de suspension, c’est cher payé pour quelques heures en trop !

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6 mois sans allocations familiales c’est trop !

   On doit pouvoir bénéficier des allocations familiales pour les trimestres où l’on n’a pas dépassé le quota
  d’heures de travail !
Pour l’instant, il existe différentes périodes pour les contrats étudiants : 2 x 23 jours, un quota pendant l’année, et l’autre pendant les grandes vacances.
Mais l’étudiant ne doit pas non plus dépasser 6 mois de contrat chez un même employeur… Bref si on travaille tous les samedis à partir du 2 janvier chez un employeur qui nous convient, plus moyen de continuer pendant l’été…

4 Abolition du maximum de 6 mois chez le même employeur dans le cadre des 23 jours.

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Laissons les étudiants travailler quand ils le veulent !

   Le premier job de l’étudiant, c’est évidement d’étudier, il ne faut donc pas que le job étudiant influence
   négativement la scolarité.

   Laissons aux étudiants l’occasion de travailler 46 jours quand ils le veulent.  Peu importe le moment !

   De toute manière,  ils ne doivent pas dépasser les 240 heures par trimestre. Ce qui leur laisse du temps pour
   leurs études.
Donc pour un même salaire : plus de droits en étant plus solidaires !

444 Mais quels droits au niveau de la sécurité sociale ?

4 Chômage :
Les jeunes, en sortant de l’école, doivent prester un stage d’attente de 6, 9 ou 12 mois, pendant lesquels ils n’ont pas droit aux allocations de chômage.  Mais ces mois où ils ne perçoivent rien sont comptabilisés pour le contrôle des chômeurs ! Bref, des devoirs mais pas de droits !

Nous voulons une suppression collective du stage d’attente.

Que les jeunes qui sortent de l’école reçoivent directement leurs allocations d’attentes, ce qui leur permettrait d’avoir un petit quelque chose pour survivre (bien oui car avec 365€ chez papa-maman, c’est de la survie…)  Avec cette allocation, le jeune pourrait être plus mobile pour chercher un travail, payer les frais qui découlent de sa recherche d’emploi : transports, lettres, timbres, communications…

Pour l’instant, le travail étudiant presté pendant l’année réduit le stage d’attente de 78 jours maximum. Un job, effectué durant les mois d’été précédant l’inscription comme demandeur d’emploi, l’allonge.
C’est une mesure injuste et incompréhensible. Elle met de nouveau les jeunes en concurrence : ceux ayant travaillé durant l’année terminent leur stage d’attente plus tôt et ont accès plus vite aux plans d’embauche, les autres qui ont consacré plus de temps à leurs études restent plus longtemps en stage d’attente et donc en situation précaire.

4 Mutuelle :
On peut aussi mettre fin au stage d’attente pour être titulaire à la mutuelle. Les jeunes seraient immédiatement couverts par une mutuelle pour tous les problèmes de santé.  Les jeunes femmes enceintes pendant leur stage d’attente ne devraient plus aller au CPAS pour bénéficier d’allocations pendant leur congé de maternité,…

4 Pension et le reste…
Les jeunes pourraient commencer à cotiser pour leur pension, les accidents et maladies liés au travail…
Pour l’instant un étudiant « coûte » moins cher à l’employeur qu’un jeune travailleur avec un contrat normal.

Cela pose différents problèmes :
- l’étudiant n’a pas les mêmes droits que le jeune travailleur au niveau de la sécurité sociale ;
- la différence de cotisations met les travailleurs en concurrence entre eux.

Actuellement, ce système de cotisations réduites ne profite qu’aux employeurs et donne une fausse image du marché de l’emploi et du système de solidarité.

Avec ce petit calcul nous pouvons remarquer que si les cotisations normales sont payées, les étudiants ont la même somme d’argent en poche, mais surtout plus de droits !

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La fin des cotisations réduites !

  Si l’employeur et l’étudiant payent les cotisations ONSS normales :
   - il n’y a plus de concurrence entre les jeunes travailleurs et les étudiants ;
   - les étudiants auront plus de droits !

  Cela évite aussi que les étudiants soient de la main d’œuvre bon marché interchangeable au détriment de
  contrats plus solides que pourraient signer les jeunes demandeurs d’emploi.
Les Jeunes FGTB veulent :

- Une législation claire, juste et solidaire !
- Plus de droits pour les étudiants !
- Moins de concurrence entre tous les travailleurs !

1. La fin des cotisations réduites !
2. Laissons les étudiants travailler quand ils le veulent !
3. 6 mois sans allocations familiales c’est trop !
4. Libre choix du contrat !
5. Libre choix de son employeur !
6. Suppression de la dégressivité salariale !